Sommeil et sophrologie

Pourquoi le sommeil est-il si important?

Le sommeil

  1. Les types de sommeil :

Le sommeil lent comprend 4 stades :

 

– le stade 1 qui est l’entrée dans le sommeil et qui s’observe principalement en début de nuit ; ce stade dure environ 5 % du temps de sommeil.

– le stade 2 constitue avec le stade 1 le sommeil lent léger. Ce stade dure environ 50 % du temps de sommeil.

Dans ces deux stades, il persiste une activité musculaire.

les stades 3 et 4 constituent le sommeil lent profond. Cela dure environ 25 % du temps de sommeil.

– le stade 5 du cycle constitue le sommeil paradoxal ; cette phase de sommeil a été mise en évidence par un chercheur français Michel Jouvet en 1961 ; durant cette phase de sommeil paradoxale, les neurones noradrénergiques ( produisant la noradrénaline) et sérotoninergiques  ( produisant la sérotonine) s’arrêtent totalement ; cela veut dire que pendant la phase du sommeil paradoxale , le cerveau fonctionne sans ces neurones ; or ces neurones nous permettent  d’avoir accès à une pensée consciente. Ainsi, dans cette phase de sommeil paradoxale, aucune pensée consciente n’est possible. Or, le rêve est une pensée consciente, il y a donc bien un paradoxe, d’où le nom de sommeil paradoxal. En fait , les chercheurs ont expliqué ce paradoxe ; si on se souvient de ses rêves (pensées conscientes) , c’est parce qu’ils apparaissent uniquement lors de l’éveil ; effectivement , dès le tout premier instant de l’éveil , les neurones noradrénergiques et sérotoninergiques  s’activent , et par conséquent , nous pouvons avoir une pensée consciente et se souvenir de nos rêves.

Le sommeil paradoxal est prépondérant dans la seconde partie de la nuit. Il existe des mouvements oculaires rapides et l’absence de contraction musculaire durant cette phase. Lorsque vous êtes capables de raconter vos rêves, c’est la plupart du temps que vous avez été réveillé durant cette phase mais on sait aujourd’hui que l’on rêve aussi dans les phases de sommeil lent. Cette phase permet au cerveau de se régénérer et d’enregistrer toutes données vécues dans la journée. Ce stade dure environ 20 % du temps de sommeil.

Chaque cycle a une durée qui lui est propre mais en moyenne, la durée d’un cycle est de l h 30 à 2 heures.

 

2. Les besoins de sommeil

Qu’entend-on par sommeil normal ? Hélas, on ne peut donner de réponse générale puisque chaque individu dort à son propre rythme.

Il n’existe en réalité qu’une seule définition du sommeil normal: c’est quand, le matin, nous nous réveillons non seulement avec l’impression d’avoir bien dormi, mais aussi avec celle d’être reposé et en pleine forme.

Ces impressions seront obtenues après des temps différents de sommeil selon les sujets. Nous sommes très inégaux devant le sommeil:

  • La plupart d’entre nous ont besoin de 7 h 30 à 8 heures de sommeil, réparties par exemple sur 4 cycles de 2 heures ou 5 cycles de 1 h 30.
  • Certains sujets, dits « petits dormeurs », auront besoin de moins de 6 heures par nuit (probablement 4 cycles de 1 h 30). D’autres, beaucoup plus rares, n’auront besoin que de 4 heures de sommeil pour être en forme. Ces petits dormeurs représentent environ 5% de la population.
  • Par contre, les « gros dormeurs » auront besoin d’une durée moyenne de plus de 9 heures de sommeil par jour. Ils représentent environ 10 à 15 % de la population.

Ces besoins de sommeil sont probablement innés, en grande partie déterminés héréditairement. Ils évoluent pendant l’enfance, puis ils restent en général remarquablement constants après la fin de l’adolescence.

3. L’importance du sommeil

Pour comprendre l’importance du sommeil, il suffit d’observer ce qui se passe quand on montre les signes du syndrome d’insuffisance du sommeil.

C’est d’abord la vigilance, la concentration et la capacité de réfléchir qui sont diminuées. On observe ensuite un ralentissement des réflexes, des troubles de la mémoire, de la fatigue musculaire, des sautes d’humeur, voire de l’agressivité et de la difficulté à se situer dans le temps ou l’espace. Cela peut aller jusqu’à des hallucinations semblables à celles qui surviennent habituellement au moment de s’endormir, entre rêve et réalité. Et enfin, le manque de sommeil serait la cause cachée de la majorité des « erreurs humaines » qui provoquent des accidents.

4. Quelques conseils pour bien dormir.

Il faut changer certaines habitudes :

– attendre le bon moment pour se coucher dès que l’on se sent très fatigué;

– la chambre est le lieu où l’on dort ; sortir la télé, les livres et le téléphone de la chambre à coucher; il s’agit de créer une association d’idées entre cette pièce et le sommeil;

– régulariser l’horloge biologique en essayant de se lever à la même heure chaque matin ;
– évitez les siestes durant la journée si vous souffrez d’insomnie;

– éviter aussi tout exercice intense, un bain chaud ou un lourd repas juste avant d’aller au lit ;

– proscrire le thé, le café, le Coca, le tabac, l’alcool et autres excitants avant d’aller au lit;

– prendre un repas léger le soir suffisamment éloigné du coucher; les tisanes sédatives peuvent avoir un effet bénéfique sur le sommeil.

– les petits rituels tranquilles associés au moment d’aller au lit favorisent le sommeil: lire, écrire,  faire des exercices de relaxation ou de sophrologie; la respiration calme et profonde apporte le calme et permet d’atténuer le stress et l’anxiété ; ce qui est favorable au sommeil.

Par conséquent, la sophrologie Caycedienne permet d’aborder les nuits sereinement ; mais les bienfaits de la sophrologie vont bien au-delà ; ils agiraient sur nos cellules, nos molécules et nos neurotransmetteurs. En effet, le stress, l’anxiété peuvent bloquer l’action bénéfique de certains neurotransmetteurs sur notre sommeil.

Voici un petit reportage.